Premier bilan des 5 semaines de Chantier Écologique Massif (CEM) à Saint-Yon (Essonne), aux jardins de La Madeleine :
Quelques chiffres
• 60 participant.es mobilisé.es durant 30 jours (via différents canaux : Etika Mondo – CEM, Amap,
stages, C’Est Ma Vie, Le Phare, XR, etc.) avec une durée de participation variée d’une demi-journée à un mois.
• 50 planches de culture mises en œuvre (environ 1200 m², 20 % de la surface de la surface cultivée en micro-maraîchage dense en écoculture).
Potentiel : 540 paniers de légumes par an sur cette surface (12 familles environ).
Agriculture
• Association de plantes dans une optique de densification culturale, régénération du vivant, et développement des complémentarités entre espèces animales et végétales (mise en pratique de l’écoculture).
Exemple : les haricots grimpent sur le maïs. Ils transfèrent l’azote de l’air dans le sol pour les
courges. Les courges captent cet azote pour leur croissance. Les courges couvrent le sol et gardent
l’humidité.
• L’expérience nous offre des opportunités d’apprendre. Exemples :
◦ Tuyaux d’irrigation percés suite à une séquence de travaux inadaptée. Remplacement manuel nécessaire
◦ Application partielle d’une technique culturale des cucurbitacées impliquant une intervention corrective rapide par la suite mobilisant beaucoup de ressources. Cela a été signalé par les plantes elles-mêmes (croissance, couleur, forme)
Vivre ensemble
• Gouvernance partagée
◦ Autogestion et démocratie directe : point matinal de répartition des tâches via un tableau avec des post-it (agricoles et logistiques), prise de décision collective, animation et facilitation partagées (rôles tournants), etc.
◦ Résultats : développement de l’autonomie des participants, épanouissement personnel, intégration au sein du groupe, expérience professionnelle
◦ Enseignements : lâcher prise, mobiliser, équilibre entre faire et échanger, concilier faciliter et efficacité
• Transmission des savoirs de différentes manières
◦ Partage de connaissances entre personnes ressources et apprenants
◦ De pair à pair
◦ Intelligence collective : partage de problématiques et recherche de solution à plusieurs (positionnement et repérage des futures mares sur le terrain)
• Prendre soin de soi et des autres
◦ Yoga, massage, écoute active, étirements, prise en compte des sentiments, développement personnel, échange d’expérience de vie, soutien et conseils
◦ Création d’un cadre de convivialité et bienveillance permettant à chacun.e de sentir en sécurité au sein du groupe
◦ Reconnexion à la nature et retour à un rythme naturel et personnel, sérénité au quotidien malgré les enjeux cruciaux pour les co-fondateurs des jardins, pour la sécurité alimentaire et pour la biodiversité.
Créations insolites
• Conception d’un CEMarrou (jeu de loup-garou adapté au contexte local)
• Recettes diversifiées pour tous.tes : pétillant de sureau, chou-farci, couscous, gâteau semoule-citron,
gâteau chocolat courgette, tarte au fromage, etc.
• Jeux énergiseurs variés du matin : 1, 2, 3 soleil ! Jeu brise glace, danse libre, etc.
Nous prolongeons le CEM pendant 2 semaines supplémentaires jusqu’au 11 juillet 2020, puis nous passerons en Chantier-École Permanent sur la ferme.
Cette période de 2 semaines va permettre de réaliser des tests, prendre des marques, et commencer à formaliser le chantier-école permanent avec l’ensemble des volontaires.
Merci à toutes les personnes présentes, et aux essentiels qui sauront se reconnaître.
Sous le soleil de l’été, on apprend à écouter le rythme de la nature et le rythme de son corps 🙂 et à vivre en groupe sur le bivouac.
On passe d’une simple activité naissante en micro-agriculture à une activité agricole plus large et inclusive avec de l’accueil régulier des apprenants pratiques volontaires.
Merci aux média Nexus et au réseau AMAP Ile de France pour leur soutien.
Une application concrète de la permaculture à la fois à l’agriculture et au fonctionnement humain.
Ca fonctionne sur les jardins de La Madeleine, sans mettre de pression sur les volontaires, et avec du temps d’accompagnement long.
Un format plus utile à chacun et plus enrichissant que le wwoofing de notre point de vue.
Une belle voie vers l’autonomie alimentaire locale post-pétrole. Évidemment ca fait beaucoup à réaliser et produire, surtout quand on est essentiellement en manuel 😉